Un monde qui respire

Faute d'amour

Rendez-vous MP2018
D’Andrei Zvyagintsev /2017-2h08-VO
Avec : Maryana Spivak, Alexey Rozin, Matvey Novitkov

Prix du Jury, Cannes 2017
César du meilleur film étranger 2018

Boris et Jena vont divorcer. Tandis qu’ils se disputent, leur fils de 12 ans pleure silencieusement derrière la porte de la salle de bains. Le lendemain, il disparaît. Quand ils découvrent sa fuite, la police étant débordée, c’est une organisation privée qui tentera de retrouver leur enfant…Mais ce gamin est un embarras dans leur vie future : Jena a déjà trouvé le nouvel homme de sa vie : un quadra sportif et friqué. Boris a séduit une jeune femme, aussitôt engrossée, à qui il a bien sûr juré un amour éternel comme dans une autre vie, à son ex-épouse !

Le film ne parle-t-il que de la Russie des nouveaux riches convertis au capitalisme ? Le propos d’Andreï Zviaguintsev semble plus universel : C’est l’absence d’amour général qu’il débusque, et l’égoïsme qui sert de philosophie et de justification…

Filmographie : Le retour (Lion d’or Venise 2003)- Le bannissement (2007)-Elena (Prix du jury « Un certain regard », Cannes 2011).

Séances : 6/04/10h15 - 8/04/21h15 - 9/04/18h45

Same Blod (SAMI, une jeunesse en Laponie)

Premier film / Inédit
DAmanda Kernell/2017-1h50-VO
Avec Lene Cecilia Sparrok, Mia Erika Sparrok, Maj Doris Rimpi

Prix LUX du Parlement européen

Les années 30, Marja, 14 ans, issue du peuple autochtone Sámi, éleveur de rennes, rêve d’une vie différente, celui d’aller vivre en ville et devenir enseignante. Elle fait le choix douloureux et libérateur de quitter sa famille, changer d’identité et rompre tous les liens. Un personnage qui fascine et intrigue, incarné avec intensité par une jeune actrice inconnue à la beauté sauvage et à la volonté indomptable.

Armanda Kernell, elle-même de sang mêlé, fonde son récit captivant et d’une beauté inouïe sur l’histoire de sa grand-mère. Elle nous livre une de ces pépites, capable de vous subjuguer et de vous emmener vers des torrents d'émotions. Une fresque sociologique, tout autant récit d'aventure que réflexion sur la question identitaire qui interroge sans détours le passé colonial de la Suède, construit sur la discrimination et le contrôle de la pureté raciale.

Séances : 5/04/19h avec la députée européenne, Marie-Christine Vergiat, Gaël Labanti, Amanda Kerell (sous réserve), réalisatrice - 8/04/19h

Une famille syrienne

De Philippe Van Leeuw / 2017-1h26-VO
Avec Hiam Abass, Diamand Bou Abboud, Juliette Navis

3 Valois au Festival d’Angoulême 2017 : mise en scène, Meilleure actrice, Public.
6 Magritte du cinéma 2018 (Meilleur Film, Meilleur Scénario, Meilleure Réalisation, Meilleure Image, Meilleur Son et de la Meilleure Musique) et du Prix Lumière du film étranger

A l’extérieur la guerre fait rage. A l’intérieur d’un appartement encore épargné, des femmes, un vieillard, des ados, un jeune couple avec un bébé sont retranchés derrière une porte lourdement barricadée. On entend les bombardements, les explosions, les tirs de snipers. La pénurie d’eau, d’électricité, la faim, la peur mettent les nerfs à rude épreuve. Pour rester vivants il leur faut de la solidarité, de l’amour, mais aussi de la dureté et de la discipline ; surtout quand il advient que le dehors passe la porte.

L’unité de lieu : le dernier appartement occupé de l’immeuble ; l’unité de temps : d’un matin à l’autre ; ces règles classiques renforcent l’universalité de l’oeuvre. Un film bouleversant, intelligemment mené et porté par des actrices inoubliables de présence et de vérité.

Séances : 5/04/10h315 - 8/04/19h avec l'association Welcom Salon - 10/04/14h

La familia

Premier film / Rendez-vous Mp2018
De Gustavo Rondón Córdova/2018-1h22-VO
Avec Giovanny García, Reggie Reyes

Abrazo d’or du meilleur film Biarritz 2017

Pedro, douze ans, joue comme tous les jours avec les gosses de son quartier dans l'atmosphère des gangs de Caracas. Il blesse gravement un jeune garçon qui tentait de le voler, et se voit forcé de fuir avec son père. Le réalisateur convoque tout à la fois le Cassavetes de Gloria, le Vittorio de Sica du Voleur de bicyclette ou encore le récent Gente de bien de Franco Lolli et souhaite témoigner derrière son histoire, de l’évolution gangrénée de la société vénézuélienne contemporaine. Le scénario dénonce aussi la fracture sociale irréconciliable, bien illustrée notamment par une soirée mondaine où le père devient serveur.

Le réalisateur en refusant toute fulgurance dans sa mise en scène, mais en se concentrant sur l'essentiel de son propos, touche au plus juste, en usant avec sobriété des ressorts du thriller mâtiné de réalisme.

Séances : 7/04/10h30 - 9/04/10h15

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